Repérages, marche et “drôle” de découverte
La veille, contrairement aux jours précédents, j’avais fait la route vers Iraty en fin de journée et non pas pendant la nuit, avant le lever du jour, pour faire ma photo de la Voie Lactée. Et pour la première fois, j’avais remarqué un pic le long de la route : le pic de Béhorléguy, qui n'est certainement pas le plus haut de la région avec ses 1265 mètres, mais sa forme pyramidale plutôt distinctive avait particulièrement attiré mon attention. Mentalement, j’avais pris note de sa position sur le trajet afin de faire une petite recherche dans Google Earth. J'étais curieux d'en apprendre davantage, connaître son nom et voir s’il était possible de trouver des points de vue photogéniques de celui-ci. La météo n’était pas au top : le ciel était largement bouché, avec de temps à autre de petites averses, ce qui n'est pas l'idéal pour la randonnée en altitude. En revanche, c’était parfait pour passer quelques heures à explorer tranquillement dans ses alentours.
J’ai donc passé une bonne partie de la journée à parcourir les petites routes dans les environs de Béhorléguy, cherchant des points de vue accessibles où il était possible de se garer à proximité. Il faut bien le dire, sorti des grands axes, les petites routes sont vraiment étroites : on croise les doigts pour ne pas croiser une autre voiture. Mais cela m’a donné des idées de photos pour le lendemain ou pour une autre occasion.
La pluie se faisant plus intense, je me décide à regagner la location en milieu d’après-midi pour planifier ma journée du lendemain : lever avant l’aube pour être à l’heure pour le lever de soleil près de Béhorléguy, là où j’ai pris la dernière photo.
Le lendemain, c’est donc dans l’obscurité que je me gare sur un petit dégagement bitumé, devant une maison dont les volets étaient fermés quand j’y étais passé la veille. J’avais donc supposé que les propriétaires en étaient absents, et donc que je ne dérangerais personne. Ce qui s’est avéré exact.



Et si la météo s’y prêtait, j’avais prévu une sortie du côté d’Estérençuby pour faire “Le tour de Gatarre”. Après avoir profité d’un magnifique lever de soleil, je laisse le GPS me guider à travers les montagnes, jusqu’au village. Là, je trouve un stationnement près de la Nive de Béhérobie, la tumultueuse rivière qui traverse Estérençuby. Je me lance dans l’ascension de la route en lacets qui doit m’amener près du sommet. Cette fois, j’ai délaissé mon trépied pour les bâtons de marche. Les seconds allaient m’être beaucoup plus utiles que le premier : il fait grand jour, le ciel, bien que nuageux, est lumineux et surtout, j’ai 11 km à parcourir avec 546 m de dénivelé positif. Je vous laisse regarder la vidéo qui suit pour vous faire une idée.
Le petit parking que je mentionne dans la vidéo n’était pas signalé sur les cartes mais en fin de compte, c’était plutôt une bonne chose. Si j’en avais eu connaissance, je serais certainement monté directement vers ce dernier sans prendre le temps d’apprécier les panoramas que l’on ne peut voir que depuis cette route (cf. photos ci-dessous). Et c’est sans parler de la satisfaction d’avoir accompli ce tour de 11 km.




Cela m’a également servi de reconnaissance pour une prochaine fois. Mais il était temps de rentrer, les effets du petit sandwich que je m’étais préparé commençaient à disparaître et ma bouteille d’eau était pratiquement vide. Je suis donc rentré me faire une collation avec les petits gâteaux au beurre que ma logeuse m’avait gentiment donné quelques jours plus tôt, accompagné un grand mug de thé. Ce serait l’occasion de réfléchir au programme du lendemain.
Après cette bonne journée à marcher au grand air, j’envisageais quelque chose de moins physique …