Arenas sous la pluie
Mon deuxième jour à Arenas de Cabrales commence comme d’habitude par un lever matinal. Je pense prendre de l’altitude en me rendant à Sotres dont un français rencontré sur le fameux parking m’avait vanté les vues. De plus, il ne faut pas trop que je m’éloigne puisque je dois changer de chambre, et ce n’est qu’à 30mn d’Arenas.
Je prends un peu trop mon temps au petit-déjeuner et arrive peu après le lever du soleil. Il faut dire que la route n’incite pas à la vitesse et, de toute façon, les routes de montagnes sont limitées à 40 km/h dans les Asturies (j’ignore si c’est national ou régional). Je trouve où me garer. Je pensais aller marcher mais il semble que la pluie annoncée ait pris un peu d’avance, et les nuages noirs sur les montagnes m’invitent à la prudence. Je fais quelques photos depuis un petit parking mais rien qui me fasse rêver. Après une petite heure passée à Sotres, je décide de rebrousser chemin. Je ne suis pas convaincu par ce que je vois, il faudrait sans doute monter au-dessus du village mais, comme je l’ai dit, avec ces nuages menaçants je préfère ne pas m’aventurer seul dans la montagne. Je n’ai vraiment pas envie de faire partie de ceux que l’on doit venir secourir à cause de leur imprudence ou manque de discernement.
En descendant, je constate que de nombreuses voitures montent, les parkings le long de la route se remplissent. C’est donc sans regret que je retourne à la pensión. Je récupère ma nouvelle chambre, plus spacieuse et dotée d’un balcon avec vue sur la montagne.
Donc à défaut de pouvoir explorer les environs de Sortes, je vais mettre à profit ce balcon pour essayer quelques photos de la montagne sous la pluie tout en restant au sec.
Bon, rien de fantastique mais ça m’a bien occupé le reste de la journée. J’avais espoir d’aller sur le parking avec vue sur El Naranjo mais le ciel est resté bouché le reste de la journée. Peut-être qu’au matin j’aurai ma chance.
L’idée de mon séjour à Arenas de Cabrales est surtout lié à ce pic et au fait que peut-être je pourrais le photographier avec la Voie Lactée au-dessus. Mais pour que cela soit possible, il me faudrait un ciel dégagé et le créneau pour avoir le cœur de la Voie Lactée dans mon cadre est très bref, 2 à 4 jours au mieux. On est le 5 mais et je repars dans 5 jours. Je croise donc les doigts pour que les conditions soient bonnes cette nuit.
Eh oui, il va falloir se lever très tôt, sans doute vers 3h!